lundi 23 novembre 2009

comment garder la motivation

Grande question, tellement facile à y répondre quand on est motivé et tellement dénuée de sens quand on l'a perdue...
Aujourd'hui je suis au 6ème jour de régime qui ne m'ont pas parus si contraignants mais ils ne serviront à rien si je ne continue pas.
Alors continuons...

jeudi 19 novembre 2009

Le flou

C'est ça mon problème, c'est le flou. Dans ma tête c'est flou, dans mes souvenirs c'est flou, dans mes émotions c'est flou. Partout tout est flou.
Je ne sais pas ce que j'aime, je ne sais pas ce que je veux, je ne sais pas qui j'aime, ni qui sont les gens avec qui je veux être, je ne sais pas ce qui pourrait me motiver, je n'ai pas d'opinions établies sur quoi que ce soit, je ne sais même pas ce que j'aimerai faire... C'est flou.
Du coup, mes choses, mes affaires sont floues aussi, mal rangées, quoi. Mes vêtements sont tout en désordre à l'intérieur de mon placard, mes papiers traînent depuis des années et ne sont jamais rangés.
On a essayé de traiter ça avec le TAT, mais pour l'instant c'est flou !!
Il faudrait que je commence par mettre de l'ordre dans mes affaires pour peut-être y voir un peu plus clair...
Objectif 2009 : Ranger tous les papiers qui sont dans le placard.
Un objectif pour le mois et demi qui reste, ça suffit, s'il y en a trop tout devient flou et je ne fais plus rien.
Au fait, jour 2, et je tiens le coup, 1 heure de gym et des protéines.
Demain on recommence !

mercredi 18 novembre 2009

Plan d'attaque

C'est parti premier jour de régime protéine avec 1h de sport à midi.
Rien de plus que ce qui m'est accordé. Alors là, une tisane et c'est tout !
Et demain on recommence !!

mardi 17 novembre 2009

Le TAT

Le TAT est une méthode énergétique utilisée en psychothérapie pour guérir non pas les causes du problèmes mais ses symptômes.
Je n'ai pas encore d'avis. Il y a des gens qui y croient dur comme fer, Peut-être est-ce valable lorsque le problème est bien ciblé... ??
Si quelqu'un sait quelque chose ...

Les bonnes résolutions


Allez, c'est parti !!
Comme tout le monde le sait, les périodes de boulimie sont toujours suivies par des périodes de restrictions, souvent virtuelles car elle ne dépassent pas le temps d'une nuit et souvent néfastes car les restrictions redonnent envie de manger et redéclanchent des crises de boulimie.
Alors, comment faire ?
Et bien j'en sais rien !!
Prendre de bonnes résolutions mais lesquelles ?
J'avais bien une petite idée même si je sais que ce n'est pas la meilleure mais tant pis, la tentation est trop forte.
3 jours de protéines à partir de demain.
Mercredi, jeudi et vendredi, du poulet, des oeufs, des steacks, de la bresaola à volonté sans exagérer.
Et samedi, des légumes avec les protéines. Et dimanche de nouveaux des protéines seules.
Ca fait 5 jours de "régime".
Il faut que je tienne, je vais tenir.
Mais si l'envie me vient de craquer, que faire ?
1- Imaginer que Véronique me prenne par la main, mette de la musique et me fasse danser.
2- Prendre un bain
3- Regarder un film
4- Avoir les repas prêts pour les enfants
5- Regarder des photos de mode
6- Venir sur le blog.
Mais d'abord, il n'y a pas de secret, il faut tout jeter, plus de chocolat, plus d'amande, plus de biscuits dans la maison, au moins pour un temps.
Je peux me dire aussi que tous mes problèmes sont tenus à moi avec cette graisse qui m'entoure et me débarrasser d'elle c'est me débarrasser d'eux et vice versa.
Allez, courage, tu peux y arriver, j'ai confiance en toi.

mardi 10 novembre 2009

La boulimie et le lait concentré

Ah, la boulimie, je l'aime et je la hais à la fois. Je l'aime parce qu'elle a été si souvent le refuge de mon vide, mon échappatoire à la vie, aux autres; et je la hais parce qu'elle me détruit, le corps, le moral, la santé un jour aussi.
La nourriture, le premier lien avec la vie, le premier geste de la mère envers son enfant, un besoin ancestral, un problème mondial, combien de personnes meurent de faim et combien ne savent pas contrôler ce qu'ils mangent ?
Moi, tout à commencé très jeune, je n'ai pas de souvenirs de la nourriture comme quelque chose d'apaisant, de serein, mais comme d'un manque, d'une frustration. A la maison, il n'y avait pas beaucoup de bonnes choses à manger, ma mère faisait attention, on n'était que deux et elle contrôlait tout. Donc pas de biscuits dans les placards, pas de gâteaux le dimanche.
Le matin et le soir devaient être des repas normaux, avec même des bonnes choses, des jus d'oranges pressées, des soles meunières, des petits-suisse, ces repas, pris à deux, moi et ma mère à la cuisine sans doute dans une bonne ambiance.
mais le midi, ma mère travaillait et tout bébé, j'allais à la crèche. Ma mère venait me chercher juste après le repas du midi pour me donner mon repas que j'avais déjà pris à la crèche, et pendant quelques moi, j'ai mangé deux repas un par obligation et par faim l'autre par amour.
Puis à l'école je déjeunais à la cantine chez les soeurs, elles étaient gentilles et jouaient avec moi de ma peur d'être abandonnée.
Le collège était juste à côté l'école primaire des soeurs, alors, à midi au lieu de manger à la cantine du collège, je retournais manger chez les soeurs où j'aidais à débarrasser et à la vaisselle. A la fin, je mangeais assez solennellement avec les soeurs et les maîtresses puis j'allais aider à nettoyer.
En quatrième ou en troisième, j'ai arrêté d'aller chez les soeurs et je rentrais tous les midi chez moi, toute seule, manger ce que ma mère avait préparé ou bien des surgelés.
Et c'est là que tout a commencé. Je m'ennuyais et les repas préparés ne m'enchantaient guère, mais surtout dans le frigo il y avait la boîte d'un kilo de lait concentré sucré. Alors tous les jours, à part les crêpes salées, je jetais ce que ma mère avait préparé et je mangeais le lait concentré à la cuillère, avec des biscottes, dans le yaourt, avec du beurre, avec du sucre, je crois que j'ai tout essayé et je ne m'en suis jamais lassé. Pendant 4 ans j'ai rejeté et jeté presque systématiquement les repas que ma mère achetait ou préparait et je me suis nourris de sucre et de gras. En prenant bien soin d'aller racheter une petite boîte de lait concentré pour remettre la grande à niveau !!
Je faisais pas mal de sport et même si je n'étais pas maigre, je n'ai pas trop grossi à cette époque.
Quand je suis partie étudier à Paris, là tout a été chamboulé, je me retrouvais seule et la nourriture a été une véritable anarchie et là j'ai grossi, je suis arrivé jusqu'à 65 kilos pour 1m67. C'est pas énorme mais à 20 ans c'est pas cool.
Et depuis ce moment là, je fais soit attention soit je me goinfre mais je n'ai jamais su avoir un rapport normal avec la nourriture et c'est bien dommage.
Aujourd'hui j'ai presque 42 ans et je pèse 67 kilos pour 1m65, les chiffres se sont inversés mais moi c'est le phénomène que je veux inverser.
je veux arrêter de ne penser qu'à la bouffe quand je suis chez moi, de me sentir mal la moitié du temps ou affamée l'autre moitié.
Je veux y arriver. Et je vais essayer.

Le tricot

Je suis une femme, j'ai bientôt 42 ans, je ne travaille pas, j'élève mes enfants, je vis dans un joli cadre.
Je n'ai pas eu de père à la maison, je suis une enfant du secret, issue de l'histoire d'amour avortée enter ma mère et mon père qui est resté marié et qui a continué à élever ses deux enfants adoptés comme si de rien n'était.
Ma mère est une perverse narcissique, qui m'a élevé du mieux qu'elle a pu en oubliant le plus important... Elle ne me considère pas comme une personne mais seulement comme la continuité d'elle même.
Petite, j'étais souvent seule hantée par l'idée de la mort de ma mère, idée qui la hantait surtout elle même et qu'elle m'a transmise dans sa totalité.
J'ai eu une enfance heureuse mais je n'en ai aucun souvenir, rien avant l'âge de douze ans puis quelques bribes jusqu'à mes 18 ans.
J'ai eu de la chance de faire de belles rencontres, dont mon mari qui m'a permis de partir et de faire ma vie même si celle-ci était constamment tricotée par ma mère, une maille à l'endroit, une maille à l'envers...
J'ai eu mes enfants et à l'aube de mes 40 ans, j'ai senti le vide dans le quel je baignais, j'ai réalisé que je ne savais pas qui j'étais, j'ai senti que quelque chose de profond en moi n'existait pas.
Alors, j'ai consulté un psychothérapeute qui m'a amené sur le début du long chemin que je devrais effectuer pour me sauver, pour tout détricoter, une maille à l'envers, une maille à l'endroit.
Depuis, j'en vois un autre qui essaie de guérir avec le TAT, c'est long et pas très concluant.
Voilà pourquoi je suis là, pour mettre tout à plat, sur ce blog, essayer de grapiller quelques petites longueurs, quelques petites victoires sur moi-même pour devenir Sophie une femme de 42 ans non tricotée.